L'Etat aurait renoncé à vendre ses 10,1% dans le capital de l'aéroport de Toulouse Blagnac (Archives DR).

L’Etat aurait renoncé à vendre ses 10,1% dans le capital de l’aéroport de Toulouse Blagnac (Archives DR).

Et si l’aéroport de Toulouse Blagnac (Haute-Garonne) restait entre les mains des capitaux publics ? Selon nos confrères de BFM Business, l’Etat aurait renoncé à vendre ses 10,1% du capital du principal aéroport d’Occitanie à l’opérateur privé chinois Casil.

C’est un revirement dans la position d’Emmanuel Macron, alors ministre et aujourd’hui Président de la République. Lors de la privatisation de l’aéroport de Toulouse Blagnac en 2015, 49,9% du capital avait été cédé au groupe chinois Casil. L’Etat devait ensuite vendre ses 10,1% entre le 18 avril 2018 et le 18 avril 2019.

Il faut dire que depuis la privatisation de l’aéroport, les relations se sont tendues entre l’actionnaire privé et les collectivités locales, qui possèdent le reste du capital. La Région Occitanie, le Département de la Haute-Garonne, l’agglomération Toulouse Métropole avaient même envisager de racheter les parts de l’Etat pour empêcher Casil de devenir un actionnaire au pouvoir trop important. Les départs nombreux et les 22 millions d’euros de dividendes versés à l’actionnaire avaient cristallisé les tensions.

Les réactions des élus locaux

Les élus locaux ont réagi à cette information. A commencer par Georges Méric, le président du Département de la Haute-Garonne. «L’annonce par le Gouvernement, si elle est confirmée, de ne pas vendre les 10,01 % du capital qu’il détient encore dans la Société Aéroport Toulouse Blagnac à l’actionnaire privé majoritaire, CASIL Europe, est très satisfaisante. Notre mobilisation, avec les autres actionnaires locaux, pour appeler l’Etat à ne pas céder ses parts a été entendue et nous nous en réjouissons.
Nous réaffirmons l’impérieuse nécessité de conserver un actionnariat public de long terme majoritaire au sein de la SATB, afin de garder la maitrise d’un équipement stratégique pour l’attractivité et le développement du territoire et d’assurer la qualité de vie des riverains.»

Même satisfaction du côté de Jean-Luc Moudenc, le président de Toulouse Métropole. «Si elle se confirme, la décision de l’Etat de renoncer à vendre ses parts dans l’actionnariat de l’aéroport de Toulouse Blagnac (ATB) est une bonne nouvelle, qui va dans le sens de l’intérêt général et préserve les intérêts de notre territoire. Elle répond positivement aux demandes fortes que nous avons exprimées avec constance ces derniers mois au nom de Toulouse Métropole, aux côtés de la Région, du Département et de la Chambre de Commerce et d’Industrie. Chaque fois que les actionnaires locaux pourront parler d’une seule voix au Gouvernement ce sera un atout pour être entendus.»

Pyrénéesinfo Toulouse, Eric BENTAHAR.

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